Percevoir le monde autrement. C’est le credo de l’Agora de la danse cet automne avec des œuvres qui n’en finissent plus de déjouer nos perceptions. Dans le relai chorégraphique Danse Mutante, de Mélanie Demers, créer est aussi détruire ce qui a précédé. Aurélie Pedron renverse nos hiérarchies perceptives avec Antichambre. Suites Ténébreuses de Cas Public fait basculer nos peurs dans le merveilleux, avec les lumières de Lucie Bazzo. Van Grimde Corps Secrets imagine un monde où l’humain rivalise avec l’AI, pour clore sur scène le cycle EVE 2050. L’Australienne Lucy Guerin met l’individu égotique face à l’Autre dans Split. LA TRESSE explore le caractère multiforme de nos identités avec L’Encre Noire. Et, les jeux d’illusion d’Out Innerspace Dance Theatre (Vancouver) font surgir des mondes invisibles dans Bygones. Il faut parfois fermer les yeux – et laisser faire le corps – pour mieux voir…

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