Mots de l'artiste
Si le « voyage du héros » raconte une quête de triomphe individuel, cette œuvre s’inscrit plutôt dans un parcours d’héroïne, mettant au centre et célébrant l’accomplissement collectif. L’abeille, la ruche et le miel sont de puissantes métaphores de notre manière de travailler : avancer vers un objectif avec soin, résilience et coopération — et de ce que nous avons créé ensemble.
Miel apparaît comme l’aboutissement de toutes nos œuvres passées. C’est une accumulation incarnée de douze années à créer des danses ensemble et à cheminer dans ce monde en tant que femmes et co-créatrices. C’est un honneur de célébrer et de partager ce parcours avec vous à travers le prisme de cette pièce.
Vive la femme sauvage.
Avec amour,
Gen, Erin et Laura
If the ‘hero’s journey’ recounts a quest for individual triumph, this piece is a heroine’s journey;
centering and celebrating collective accomplishment. The bee, beehive, and honey are powerful
metaphors for how we work – moving towards a goal with care, resilience and cooperation – and
for what we have created.
Miel feels like a culmination of all our past works. It’s an embodied accumulation of 12 years
making dances together and moving through this world as women and co-creators. It is an
honour to celebrate and share this journey with you through the prism of this piece.
Long live the wild woman.
Love,
Gen, Erin & Laura
© Valérie Boulet
© Valérie Boulet
© Valérie Boulet
De retour à l’Agora de la danse pour une troisième fois, LA TRESSE présente Miel, une ode à la féminité dans toute sa douceur et sa force : léchée, délicate, puissante, nourricière.
MERCI
À l’incroyable et généreuse équipe de l’AGORA : Francine, Alex, Marie-Josée, Frédérique, Vanessa, Nicolas, Christiane, Martin, Linnaea, Jeremy, Jean-Philippe, France et Diana — nous n’aurions pas pu y arriver sans vous ! Votre soutien a été essentiel à notre croissance en tant que collectif au fil des années, et nous sommes profondément reconnaissant·es de pouvoir compter sur une relation aussi riche et signifiante. Félicitations pour ces 35 ans !
À David Bernstein, notre dramaturge, pour sa brillance affûtée, plurielle et quasi magique, ainsi que pour son intelligence qui a contribué à façonner cette œuvre en un récit à la fois spiralé, réfracté, mais aussi limpide et culminant.
À Catherine Ste-Marie, notre capitaine de confiance. Pour ses talents de pieuvre à la régie — poursuites, QLab, poulies ! Pour nous avoir offert un sentiment de sécurité et de soutien dans tous les aspects techniques, et pour être une amie et collaboratrice si précieuse depuis toutes ces années.
À Annie Gagnon, directrice des répétitions, pour sa capacité unique à percevoir les détails, les corps et l’énergie avec une telle poésie, et pour avoir su nous porter ainsi que cette œuvre dans l’étreinte bienveillante dont elle avait besoin.
À Marilène Bastien pour sa vision exceptionnelle des décors et des costumes. Pour sa maîtrise créative, son « Midas touch » (capacité de transformer tout ce qu’elle touche en or) et sa joie contagieuse. Merci également à ses collègues de l’atelier Nathalie et Manon pour leur formidable travail sur les costumes.
À Chantal Labonté, pour avoir donné vie à cette vision dorée et lumineuse avec autant de nuance et de profondeur, ainsi que pour son regard raffiné, sa sensibilité et son immense savoir-faire.
À François Marceau, pour son soutien en tant que renfort dans cette dernière étape. Sa gentillesse, son expertise et son professionnalisme ont été profondément ressentis et appréciés.
À Shash’U, pour avoir tissé tant de texture et de profondeur dans cet univers chorégraphique grâce à sa signature sonore unique. La complexité, la créativité et la singularité de sa voix musicale sont incomparables.
À Hoor Malas, pour être intervenue avec brio lors des résidences techniques et pour être l’une des meilleures personnes que nous connaissions.
À Áras Éanna et au Galway Dance Project, sans qui nous n’aurions jamais rencontré la femme/sainte/déesse qui guide cette œuvre (Gobnait !)
À Mauricie Arts Vivants, pour nous avoir offert le temps et l’espace de nous immerger dans la nature et de faire émerger une première vision de cette création.
À Alessia Stranieri pour les coiffes médiévales crochetées.
À Do Phan Hoi pour sa générosité et sa vision dynamique derrière la caméra.
À Val Boulet pour nous avoir capté·es ainsi que le travail (depuis le tout début) avec autant de clarté, d’honnêteté, d’amour et de finesse.
À Ismaël Mouaraki, pour son soutien et ses conseils dans la rédaction des demandes de subvention.
À baby Blue pour sa présence (in utero) sur les photos promotionnelles et pour être la plus récente membre du collectif.
À nos familles et ami·es chéri·es pour leur amour et leur soutien indéfectibles.
Fondé à Montréal en 2014 par Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma, le collectif LA TRESSE réunit trois interprètes chevronnées dont les parcours s’ancrent au cœur du milieu de la danse montréalaise. Femmes solidaires et sensibles, elles portent haut la vision de la création collective et innovent dans leurs façons de faire, traçant ainsi de nouveaux chemins de possibilités, tant sur le plan artistique qu’organisationnel. Leurs œuvres, à la fois poétiques, mystiques et pleinement incarnées, invitent le public à célébrer notre humanité dans toute sa complexité et sa beauté. Leurs premières œuvres, Beauté Brute (2015) et Volume II (2016), ont circulé à travers le Québec et le Canada. Partenaires de l’Agora de la danse depuis 2018, elles y présentent notamment L’Encre Noire (2019), KIN (2023) et, bientôt, Miel (2026).
Direction Artistique, Chorégraphie, et Interprétation
Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin, Laura Toma
Musique
Richard « Shash’U » St-Aubin
Extraits de chants Irlandais
Maíre Uí Mhaoláin
Scénographie et Costumes
Marilène Bastien
Dramaturgie et texte
David Bernstein
Répétitrice
Annie Gagnon
Éclairages
Chantal Labonté
Régie son
Catherine Ste-Marie
Direction technique
Catherine Ste-Marie
Doublure
Hoor Malas
Coproduction
Agora de la danse
Résidences de création
Agora de la danse, Áras Éanna Arts Centre (Ireland), CONTACTS Résidences / La petite Place des Arts (St Mathieu-du-Parc), Louise Lapierre Danse (Montréal)
Soutiens
Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal, Galway Dance Project
Crédit photos
Miel © Valérie Boulet
Portrait © Valérie Boulet
L’Agora de la danse souhaite reconnaître que la terre sur laquelle nous nous trouvons est située en territoire autochtone, lequel n’a jamais été cédé. Nous reconnaissons les Kanien’kehá: ka comme les gardiens des terres et des eaux sur lesquelles nous nous rassemblons aujourd’hui. Tiohtiá:ke / Montréal est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations, et aujourd’hui, une population autochtone diversifiée, ainsi que d’autres peuples, y résident. C’est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l’avenir que nous reconnaissons les relations continues entre les peuples autochtones et autres personnes de la grande communauté montréalaise.