Mot de Katya Montaignac

Esti de sacre !

Le processus de Sacrer s’est orchestré sous la forme d’une coopérative de création comme je les aime. Chacun·e y apporte sa touche – musicale, esthétique, chorégraphique, conceptuelle… – pour composer un casse-tête singulier inspiré par une partition musicale historique. Plutôt que de choisir le récit d’un sacrifice, j’ai cherché à célébrer nos différentes pratiques. Désacraliser le mythique Sacre du printemps tout en sacrant…

Sanctuaire. Don. Enivrement. Partage. Doute. Vulnérabilité. Prière. Héritage. Jeu. Les réponses à la question « Qu’est-ce qui est sacré pour toi dans ta pratique ? » sont multiples. En travaillant sur la notion de communauté, il s’agissait pour moi d’honorer nos dissensus à travers un rituel collectif.


Synopsis

Sacrer ou quand les danses de rue s’emparent du mythique Sacre du printemps pour en revisiter la musique et la célébrer dans une ambiance de “Cypher”.

Katya Montaignac se fait ici catalyseur d’une riche collaboration avec ses interprètes-créateurs.rices pour bâtir un nouvel imaginaire à cette pièce classique. La partition de Stravinsky et les danses de rue ont en commun qu’elles sont aussi ancrées dans la liberté, la résilience et la force de la communauté. Dans cette proposition intimiste où chacun s’expose par son interprétation originale et le partage de son vécu, ils forgent ensemble un langage commun malgré le dissensus. Que faisons-nous ensemble ? Qu’est-ce qui est « sacré » pour nous ? Le public circonscrit l’espace scénique et une arène se dessine, une communauté se forme en un rituel audacieux.



Remerciements

Merci à Francine Bernier pour sa confiance renouvelée dans mes paris fous depuis Danse à 10 (2011) présenté dans un bar de danseuses avec La 2e Porte à Gauche à Sacrer aujourd’hui, en passant par Cheese (2013), Rendez-vous à l’hôtel (2014), Pluton (2015), Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs (2016) et ATTABLER (2018). Merci à toute l’équipe de l’Agora pour sa patience et sa compréhension à tous les stades d’une création qui s’est tissée à travers des contours pandémiques toujours incertains.

Cette œuvre est un fantasme chorégraphique qui me hante depuis Une basket pour Cendrillon de la compagnie Boogie Saï chorégraphié en 1998 par Max-Laure Bourjolly dont je suivais les cours à Paris. Je n’aurais jamais eu l’audace de le réaliser sans la rencontre à Montréal d’artistes tels que Handy Monstapop Yacinthe, Alexandra Spicey Landé et Axelle Munezero dont j’admire profondément le travail.

Je ne remercierai jamais assez Sovann de m’avoir présenté Achraf, Anaïs, Waldo et Shany, tout comme Gerard m’a mis en relation avec Alizé et Spicey avec Mecdy.

Merci à la gang pour vos réflexions nourrissantes. Vous côtoyer pendant une époque aussi bouleversante que cette esti de pandémie fut l’occasion d’échanges aussi riches pour la création que dans ma vie. Ce processus déborde largement du spectacle.

Merci à Tiffanie pour ses lumineuses inspirations.

Merci à la Salle de diffusion Parc-Extension qui m’a mis en contact avec l’incroyable groupe de Gem.In.I Movement.

Merci au groupe The Bad Plus de nous autoriser à utiliser leur envoûtante interprétation jazz du Sacre du printemps (et merci à Thomas Sauvé-Lafrance de nous l’avoir fait découvrir).

Merci à Gerard pour son accompagnement tout au long du processus, à Enora Rivière et k.g. Guttman pour leur écoute bienveillante, à Ford Mckoewn Larose, J. Style et Nubian Néné pour leurs regards curieux et leurs questions stimulantes en fin de parcours.

Merci à Alain Bolduc du département de danse de l’UQAM, à Circuit-Est et au CCOV pour l’accueil en résidence.

Merci à Miriam Ginestier et à Fabienne Cabado pour vos précieuses relectures.

Merci à Zab Maboungou pour ses encouragements à un moment où j’étais prête à tout abandonner.

Merci à Rachel Billet pour son soutien indéfectible et à la Machinerie pour son aide ponctuelle.

Merci enfin à Fa, Téo, Cha et Lou pour leur amour et leur autonomie, ainsi qu’à ma maman pour être venue prêter main forte dans cette dernière ligne droite.

 


Katya Montaignac

Katya Montaignac crée des « objets dansants non identifiés ». Sa démarche s’engage dans une pratique de l’invitation et du dialogue qui suscite des rencontres inattendues. Spectacles participatifs, oeuvres in situ, jeux performatifs et séminaires in(ter)disciplinaires, son travail s’ancre dans des processus résolument collectifs (ODNi, La 2e Porte à Gauche, La Pieuvre…) Ses projets questionnent la représentation à travers la mise en jeu d’une diversité de corps et de voix : Pluton et ATTABLER avec La 2e Porte à Gauche, Spoon avec Nicolas Cantin, MashOFF avec Axelle Munezero et Martine Bruneau, Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs avec Sophie Corriveau.


Interprètes

ALIZÉ DESROSIERS (IEL) © Alizé Desrosiers

ALIZÉ DESROSIERS (IEL) © Alizé Desrosiers

ACHRAF TERRAB (IL) © Achraf Terrab

SHANYÇA ELIE-LECONTE (ELLE) © Do Phan Hoi

SHANYÇA ELIE-LECONTE (ELLE) © Do Phan Hoi

VICTORIA MACKENZIE © Alain Wong

WALID HAMMANI (IL) © Lola Meunier

WALID HAMMANI (IL) © Lola Meunier

MECDY JEAN-PIERRE (IL) © Do Phan Hoi

ANAÏS CHLOÉ GILLES (ELLE) © Siaka S. Traore

Crédits


Conception et dramaturgie Katya Montaignac
Cocréation et interprétation Anaïs Chloé Gilles, Alizé Desrosiers, Shanyça Elie-Leconte, Walid Hammani, Mecdy Jean-Pierre, Victoria Mackenzie, Achraf Terrab
Artistes invité·e·s Gem.In.I Movement : Shakill Bruno, Paul Alexandre Dorsainvil, Gaelle Fabre, Lordyne Jean-François, Juliette Joseph, Joselande Josue, Mathieu Nelcy, Moohysha Parvelus, Robroyth G. Parvelus
Avec la participation de Théo Durieux et Laurier Petelle
Conception d’éclairage Tiffanie Boffa
Composition musicale Don Barbarino
Musique The Bad Plus – Rite of Spring : « Spring Rounds » (solo d’Anaïs Gilles) ; Remix d’Achraf Maadaoui Terrab (solo d’Achraf)
Mentor artistique et directeur des répétitions Gérard Reyes
Conseillère artistique Enora Rivière
Regards extérieurs Ford Mckeown Larose, Néné Nubian et k.g. Guttman
Documentation photos et vidéo Do Phan Hoi
Recherche musicale et teaser Thomas Sauvé-Lafrance
Collaborateur.rices à la recherche Nindy Banks, Eloïse Caza, Junior Dorsaint, Solène Fillion, Jessica Gauthier, Jeff, Alexandra Spicey Landé, Maude Laurin-Beaulieu, Axelle Munezero, Pax, Sovann Rochon-Prom Tep, Elie-Anne Ross, Stephen Quilan, Thomas Sauvé-Lafrance et Helen Simard
Direction de production Anaïs Chloé Gilles
Coproduction Agora de la danse
Résidences de création CCOV, Salle de diffusion Parc-Extension, département de danse de l’UQAM,  Circuit-Est Centre chorégraphique

Sacrer a reçu le soutien du  Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada

Équipe de l’Agora de la danse

Directrice générale et artistique Francine Bernier

Directrice administrative Christiane Dinelle

Commissaire invitée Frédérique Doyon

Adjointe à la programmation et responsable du marketing numérique Marie-Josée Beaubien

Responsable des communications et des relations publiques Nicolas Sado

Directeur locations et infrastructures* Martin Bisson

Directeur technique, productions Alex Larrègle

Assistante technique Manon Pocq Saint-Joan

Technicienne comptable Michelle Rivest

Responsable de la billetterie* Maxime Grandjean

Relations de presse RuGicomm

*Ressources humaines partagées avec Tangente

 

Conseil d’administration

Présidente Florence Junca-Adenot

Vice-Président(e)s Denis Gouge, Yasna Rouholamini

Trésorière Carole Déry

Administratrices Lucie Bazzo, Hélène Blackburn, Catherine de Grandpré, Clara Poissant-Lespérance, Karen Roumégoux

Administrateurs Jean-François Dumas, Charles-Henry Guillaume,

L’Agora de la danse souhaite honorer et reconnaitre que nous sommes en territoire Kanien’kehá:ka non cédé,
un lieu ancestral de rassemblement des nations huronnes-wendat et algonquines-anishnaabe nommé Tio’tia:ke

L’Agora de la danse remercie pour leur soutien le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Ministère de la Culture et des Communications, le Ministère du Patrimoine canadien, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal.