Mot de la chorégraphe

La disparition des choses fait suite à La possibilité d’une tragédie (Tangente, 2019), une œuvre installative et performative où deux danseuses-interprètes transformaient de leurs gestes répétitifs l’environnement végétal, composé d’une centaine de plantes. Dans La disparition des choses, la nature est évoquée par le corps, la musique et la vidéo en explorant l’intrication de l’imagination et de la mémoire dans leur capacité à rappeler aux sens ce qui n’est plus.

À partir d’une vision post-apocalyptique, nous avons imaginé la disparition de la nature. Même si nous n’y survivrions évidemment pas, on peut y réfléchir. Si nous étions coupés à jamais de ce contact vital, perdus dans un désert de béton, pourrait-on en combler l’absence? Comment serait-ce vécu ?

Cette œuvre interdisciplinaire a pris forme par couches en interconnectant finement et lentement chaque discipline artistique à l’aide du regard de la dramaturge Sophie Michaud. Nous nous sommes plongés dans ces réflexions en sondant les épaisseurs spatiales à la recherche de fragments invisibles. Par un contact provenant de l’intérieur et des vibrations sonores et visuelles, nous avons donné chair à l’espace. Nos mains, comme des antennes innervées, ont cherché à capter des mémoires sensorielles enfouies. À travers l’émergence de ces petites fictions pour combler le vide, l’autre est apparu.


Synopsis

Et si la Nature n’existait plus ? Amputées de cet indispensable, les performeuses Amélie Rajotte et Marie-Philippe Santerre s’attachent à maintenir en vie le souvenir d’un environnement disparu.

Soutenues dans leur quête par deux musiciens et les projections-paysages de Nelly-Ève Rajotte, elles effleurent, arrachent, brassent, creusent des matières, surfaces et reliefs invisibles. Les mains flairant le vide, les corps se redirigeant sans cesse. Aux sons des synthétiseurs modulaires d’Olivier Landry-Gagnon et des instruments « trafiqués » de Stephanie Castonguay, par un solide travail de présence, le geste, pour pallier à l’absence, tente de réactiver des sensations évanouies, de provoquer une connexion étrange avec ce qui n’est plus.



La disparition des choses | Amélie Rajotte | © Justine Latour | Amélie Rajotte

Remerciements

Étant de nature tenace, j’ai rarement abandonné un projet. Je me suis agrippée particulièrement à celui-ci. À travers ce long processus qui a duré presque quatre ans, des êtres précieux m’ont soutenue. Je les remercie toutes et tous du fond du cœur pour leur présence et leur engagement. Solidaires à ma démarche, vous avez porté, confiants, ce projet à bouts de bras avec moi. Un immense merci à toute l’équipe de création et de production. Je me sens choyée d’avoir travaillé avec des gens aussi talentueux et inspirants. Je remercie chaleureusement l’Agora de la danse pour son soutien et son accueil. Un grand merci également à Circuit-Est Centre chorégraphique, la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, au Centre d’art Diane-Dufresne et aux Productions Recto-Verso. Je tiens à remercier le Conseil des Arts et des Lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et l’Agora de la danse qui ont soutenu financièrement ce projet pour sa production et sa diffusion. Merci enfin à Lorganisme de votre précieux soutien, sans vous, ce projet n’aurait pas vécu. 


Biographie Amélie Rajotte

Catherine Gaudet © Julie Artacho

Amélie Rajotte © Justine Latour

Amélie Rajotte œuvre en danse contemporaine depuis 2006. Elle a signé entre autres les pièces Tenir debout (2009), The Squirrel and the Mirror (2011), Carnaval (2014) et La possibilité d’une tragédie (2019). En parallèle de sa démarche chorégraphique, à titre d’interprète, Rajotte a participé à diverses recherches, performances et créations dont celles de Karine Denault, Sylvain Émard, Lynda Gaudreau, Hélène Langevin, Karina Iraola, Lara Kramer, Brice Noeser, Pierre-Paul Savoie et Jessica Serli. Diplômée du Conservatoire National de Grenoble, elle détient également un Diplôme d’État de professeur en danse contemporaine obtenu au Cefedem de Normandie ainsi qu’une maîtrise en danse complétée à l’Université du Québec à Montréal. Amélie Rajotte est membre co-fondatrice de Lorganisme.


Crédits


Chorégraphie Amélie Rajotte
Danseuses Amélie Rajotte, Marie-Philippe Santerre
Réalisation et performance sonore Stephanie Castonguay, Olivier Landry-Gagnon
Conceptrice vidéo Nelly-Ève Rajotte
Conseillère à la dramaturgie Sophie Michaud
Conseillère artistique Jessica Serli
Éclairages Stéphane Ménigot
Direction technique et régie son Samuel Thériault
Costumes Léonie Blanchet
Vidéo promotionnelle Nelly-Ève Rajotte (images, montage et co-réalisation), Thomas Bourgeois (captation des images de danse et co-réalisation), David Kristian (conception sonore)
Direction de production Maurice-Gaston Du Berger
Production déléguée Lorganisme
Coproduction Agora de la danse
Résidences de création Fabrik Potsdam, Centre des Arts Diane-Dufresne, Circuit-Est Centre chorégraphique, Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, Recto Verso (Québec), Agora de la danse

 

La disparition des choses a reçu le soutien du  Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada

Équipe de l’Agora de la danse

Directrice générale et artistique Francine Bernier

Directrice administrative Christiane Dinelle

Commissaire invitée Frédérique Doyon

Adjointe à la programmation et responsable du marketing numérique Marie-Josée Beaubien

Responsable des communications et des relations publiques Nicolas Sado

Directeur locations et infrastructures* Martin Bisson

Directeur technique, productions Alex Larrègle

Assistante technique Manon Pocq Saint-Joan

Technicienne comptable Michelle Rivest

Responsable de la billetterie* Maxime Grandjean

Relations de presse RuGicomm

*Ressources humaines partagées avec Tangente

 

Conseil d’administration

Présidente Florence Junca-Adenot

Vice-Président(e)s Denis Gouge, Yasna Rouholamini

Trésorière Carole Déry

Administratrices Lucie Bazzo, Hélène Blackburn, Catherine de Grandpré, Clara Poissant-Lespérance, Karen Roumégoux

Administrateurs Jean-François Dumas, Charles-Henry Guillaume,

L’Agora de la danse souhaite honorer et reconnaitre que nous sommes en territoire Kanien’kehá:ka non cédé,
un lieu ancestral de rassemblement des nations huronnes-wendat et algonquines-anishnaabe nommé Tio’tia:ke

L’Agora de la danse remercie pour leur soutien le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Ministère de la Culture et des Communications, le Ministère du Patrimoine canadien, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal.


Cabaret Noir © Kevin Calixte

Prochainement

Cabaret Noir

13, 14, 15 avril 19 h
16 avril 16 h – Supplémentaire à 20 h