Artistes en résidences

Du temps et de l’espace pour créer. Véritable incubateur de création en danse contemporaine, l’Agora de la danse accueille toute l’année des artistes dans ses studios montréalais, pendant une, deux ou plusieurs semaines, pour mener leurs premières recherches chorégraphiques, leur travail de création avec les collaborateurs et le peaufinage plus technique de leurs œuvres. Ce soutien est la pierre angulaire d’un milieu chorégraphique toujours plus fertile et innovant.

Artistes associés

Accompagnement et complicités. Ces artistes sont un peu chez eux à l’Agora, qui leur offre des résidences sur de plus longues durées (2 ou 3 ans) afin d’accompagner tout le processus de création d’une œuvre. En retour, ils apportent leur contribution au milieu de la danse et au public (mentorat, ateliers, répétitions ouvertes, etc.).

La 2e Porte à Gauche

Depuis plus de dix ans, La 2e Porte à Gauche se définit comme une plateforme de création chorégraphique ouverte à la communauté et spécialisée dans la recherche et le développement artistique. Ses projets audacieux questionnent l’espace de représentation, favorisent la collaboration entre les artistes et repensent la relation au spectateur dans la création chorégraphique. Administrée par Marie Béland, Frédérick Gravel, Katya Montaignac et Aude Watier, La 2e Porte à Gauche réunit de nombreux créateurs et explore de nouveaux modèles de production, en plus d’ouvrir de nouveaux espaces de représentation et de diffusion.

www.la2eporteagauche.ca

© Julie Artacho – Chorégraphe en résidence à l’Agora : La 2e Porte à Gauche

Daina Ashbee

Artiste, interprète et chorégraphe établie à Montréal, Daina Ashbee est lauréate des Prix de la danse de Montréal 2016 : Prix du CALQ – meilleure œuvre chorégraphique de la saison artistique pour WHEN THE ICE MELTS, WILL WE DRINK THE WATER?, et Prix Découverte Agora de la danse/Tangente.
D’origine hollandaise et autochtone, descendante des peuples Cree et Métis, son travail est fortement influencé par sa culture et ses expériences en tant que jeune femme. Elle combine éléments contemporains et traditionnels à travers sa danse. Son travail a été présenté à Montréal, arts interculturels (2014, 2017); par l’Alliance globale contre les Mutilations génitales féminines et au Musée d’ethnographie de Genève (Suisse, 2015); au Festival Oktoberdans à Bergen (Norvège, 2016) à La Chapelle Scènes contemporaines (2015, 2016) et au OFFTA (2016).

© Patrice Mathieu – Chorégraphe en résidence à l’Agora : Daina Ashbee

Isabelle Van Grimde

Chorégraphe, fondatrice et directrice artistique de la compagnie montréalaise Van Grimde Corps Secrets, Isabelle Van Grimde mène une carrière internationale marquée par des collaborations interdisciplinaires qui élargissent les horizons de la danse contemporaine tout en multipliant les perceptions possibles du corps et de l’œuvre scénique. Son travail se caractérise notamment par la qualité du dialogue qu’elle nourrit entre danse et musique et, depuis 2008, par l’intégration harmonieuse des nouvelles technologies. Artiste-chercheuse ouverte sur le monde, elle mène des recherches théoriques et fondamentales sur le corps qui nourrissent et soutiennent sa démarche artistique. Elle s’échappe de plus en plus souvent des théâtres pour amener la danse dans les galeries, les lieux publics ou sur le web. En 2011, le Conseil des Arts du Canada lui a décerné le Prix Jacqueline Lemieux pour sa contribution à l’enrichissement de la vie artistique au Canada et à l’étranger.

Isabelle Van Grimde

© Michael Slobodian – Chorégraphe en résidence à l’Agora : Isabelle Van Grimde

Interprète en résidence

Le danseur est aussi un créateur de mouvement. C’est pourquoi l’Agora offre cette résidence unique d’une durée de deux ans à un(e) interprète qui peut alors y mener ses propres projets de recherche et/ou de création. Après Sophie Corriveau, première interprète en résidence à l’Agora en 2014-2016, bienvenue à Marie Claire Forté (2017-2019).

Marie Claire Forté

Marie Claire aime penser qu’on peut toujours élargir notre champ perceptuel; inclure plus, comprendre plus, jouir plus. As a choreographer and dancer, she leads her own projects and has recently been working with Sophie Bélair Clément, Alanna Kraaijeveld, PME-ART, Louise Bédard, Aurélie Pédron, Justine A. Chambers, Martin Bélanger and Projet bk. Elle a dansé quatre saisons pour le défunt Groupe Lab de danse (Ottawa) où elle s’entrainait auprès de Peter Boneham. Il demeure son grand ami et mentor, et elle travaille avec lui à la rédaction d’un ouvrage sur sa pratique d’enseignement. Alongside and through her artistic practice, she translates, writes and teaches dance.

En 2016, le Programme de soutien à la production artistique Leonard & Bina Ellen lui donne l’occasion de réaliser le projet d’exposition – I’d rather something ambiguous. Mais précis à la fois. avec son amie Sophie Bélair Clément. De 2017 à 2019, Marie Claire sera interprète en résidence à l’Agora de la danse.

Des personnes et des institutions nourrissent son parcours protéiforme dont k.g. Guttman, Lynda Gaudreau, la Galerie Leonard & Bina Ellen, Michèle Thériault, L’Agora de la danse, Catherine Lalonde, Ame Henderson, Public Recordings, Katya Montaignac, Et Marianne et Simon, Catherine Lavoie-Marcus, Toronto Dance Theatre, Christopher House, Noémie Solomon, Jody Hegel, Adam Kinner, Tangente, Circuit-Est, Studio 303, the Casino Luxembourg, Artexte, WP Zimmer (Anvers), l’Université Concordia et le Regroupement québécois de la danse.

© Paul Litherland – Marie Claire Forté et Alanna Kraaijeveld dans Collection de danses de…

Résidence internationale

Emmanuel Eggermont

Le chorégraphe français vient mettre la touche finale à sa création Πόλις (Polis) à l’Agora de la danse, dans le cadre d’un échange de résidences avec le Centre chorégraphique national de Tours.

Présentation publique le 21 mars à 16 h.

Formé à la danse contemporaine au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (1999) il participe pendant trois ans aux créations de la chorégraphe espagnole Carmen Werner à Madrid. En 2002, il est invité à Séoul pour intervenir au sein d’un projet mêlant pédagogie et chorégraphie. Fasciné par cette culture, il décide de s’y installer et chorégraphie plusieurs pièces. De ces deux années passées en Corée du Sud et de son travail avec Raimund Hoghe (Boléro Variations, Si je meurs laissez le balcon ouvert et L’Après-midi…), il en a tiré une attention pour l’essence, pour l’essentiel. Sans nier une recherche sur la force possible de la scène, il développe une écriture précise et minimale, pour mieux donner une valeur (un focus) à chaque détail, pour échapper à la profusion « spectaculaire ». Ses projets chorégraphiques, il les développe depuis 2007 à Lille au sein de L’Anthracite. Depuis mars 2010, Emmanuel Eggermont est en résidence de recherche à L’L (Bruxelles). Un processus qui a abouti à un trio, T-Wall (2011) et Vorspiel (2013), pièce en trois opus pour trois espaces pour laquelle il invite musiciens, acteurs et plasticiens à se joindre à la représentation. En 2014, il est invité à participer aux Sujets à Vif au festival In d’Avignon 2014. Emmanuel Eggermont est lauréat de la bourse d’écriture de l’association Beaumarchais pour le solo Strange Fruit créé en mai 2015 au FRAC Alsace.

© L’Anthracite – Emmanuel Eggermont

Ji-hyé Jung dans Πόλις (Polis) © L’Anthracite – Chorégraphe en résidence à l’Agora : Emmanuel Eggermont

Résidences techniques et de création

Les créateurs, qu’ils soient chorégraphes, interprètes ou artisans de la danse sont au cœur du mandat de l’Agora de la danse et il était grand temps d’aménager un espace de création pour les interprètes. Je trouve même étonnant de ne pas y avoir pensé plus tôt.Francine Bernier