L’Agora c’est…

Un tremplin pour la création. L’Agora de la danse est le premier lieu permanent spécifiquement consacré à la danse contemporaine au Québec. Elle est à l’avant-plan de la création et de la diffusion chorégraphique depuis plus de 25 ans à Montréal. En plus d’offrir une scène pour la danse et ses publics, l’Agora s’engage en coproduction dans des démarches artistiques porteuses et accompagne les chorégraphes à long terme. Elle a ainsi joué un rôle de catalyseur pour des artistes tels Hélène Blackburn, Danièle Desnoyers, Paul-André Fortier, Lucie Grégoire, José Navas, Crystal Pite, Isabelle Van Grimde ou encore George Stamos et Virginie Brunelle.

L’Agora dans le temps

L’Agora de la danse ouvre ses portes à Montréal en 1991, sur la rue Cherrier, à la même adresse que le département de danse de UQAM, à l’instigation d’un noyau de fondateur composé de Dena Davida, Martine Époque, Florence Junca-Adenot et Gaétan Patenaude. Le milieu chorégraphique québécois alors en pleine expansion a besoin d’un lieu pour créer et présenter ses œuvres au public. Un fonds de création est rapidement mis en place afin d’offrir résidences et coproductions aux artistes. Parallèlement, un programme d’activités publiques démystifiant et valorisant la danse s’enrichit au fil des ans. Pour élargir les réseaux de diffusion de la danse québécoise, l’Agora développe aussi des projets d’échanges internationaux avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (1995), le Vooruit (2003), la Catalogne (2008), qui s’arriment à la présentation de spectacles étrangers.

1- 1991 Ouverture de l’Agora de la danse

2- 1995-1996 Premier d’une longue série d’échanges internationaux.

3- Plus de 700 000 $ ont été investis à ce jour en coproduction.

4- Destinations danse Catalogne.

L’Agora aujourd’hui

Un nouveau terrain d’exploration. En 2017, l’Agora de la danse ouvre un nouveau chapitre de son existence en intégrant l’édifice Wilder, en plein Quartier des spectacles de Montréal. Ses nouveaux studios lui permettent de mieux servir la création en danse, tout en continuant d’offrir une saison de spectacles nationaux et internationaux dans une salle à configuration variable, partagée avec Tangente. Ce contexte urbain, combiné à l’évolution des pratiques artistiques, ouvre un nouveau volet d’activités littéralement hors les murs : performances vivantes gratuites, rendez-vous inusités avec le public, vidéoprojections architecturales.

Saison Automne 2018

Corps et/ou technologies

Faut-il les faire dialoguer ou au contraire prendre le parti pris du vivant à l’heure du tout au numérique? Les temps qui courent laisse parfois croire que le salut de la danse dépend de la réponse à cette question. La saison automne 2018 à l’Agora donne matière à danser et à penser sur les deux fronts avec des créations essentiellement ancrées dans le corps — Catherine Gaudet, Mal Pelo, Lucie Grégoire —, et d’autres qui font œuvre de la question en croisant danse et technologies — comme celles de Line Nault, Karine Ledoyen, Van Grimde Corps Secrets et Caroline Laurin-Beaucage/Montréal Danse.

Ces deux dernières privilégient même une double approche en accompagnant leur performance en salle d’une vidéoprojection architecturale sur ine façade du Quartier des spectacles. Peu importe leur allégeance – avec ou sans techno —, une même question traverse les œuvres de l’automne : celle de la liberté du corps et, par extension, de l’humain. Et quelle plus belle façon de s’approprier cette liberté qu’en participant activement au spectacle ? Deux projets lancent la saison en mettant le «spect-acteur» au cœur de l’expérience artistique. VOIR NOS ÉVÉNEMENTS

Placer l’Agora de la danse au cœur du Quartier des spectacles, de sa vitalité, aux côtés de ténors de la discipline, c’est donner une place de choix à cet art nécessaire et audacieux.Florence Junca-Adenot, Présidente de notre conseil d'administration et membre fondatrice de l'Agora de la danse